Les bases de l’acupuncture

Pour les Chinois, le Gi circule dans tout le corps par un ensemble de canaux invisibles parcourant la peau. Ce sont les jing (méridiens). Il existe douze paires principales de méridiens, réparties de part et d’autre du corps. Chacune correspond à peu près à un organe (estomac, reins, vésicule biliaire, foie, rate, etc.).

  • Deux paires de méridiens sont reliées à deux organes inconnus des physiologistes occidentaux : celui qui règle la circulation sanguine et celui qui maintient la chaleur du cœur et l’intensité des émotions ;
  • il existe également deux méridiens « centraux » : le Tou Mo (vaisseau directeur), qui remonte la colonne vertébrale, et le Jen Mo (vaisseau de conception), qui suit l’axe du corps vu de face.

Aux douze méridiens correspondent douze « pouls chinois » : six pouls superficiels, qui ressortent du yang, et six pouls profonds, qui sont yin. Ces pouls chinois permettent aux médecins de déceler, extérieurement, le mauvais fonctionnement des organes internes du corps.

Les méridiens (ou jing) du corps en médecine chinoise

Méridiens yin de la main

  • A méridien du poumon
  • B méridien péricardiaque
  • C méridien du cœur

Méridiens yang de la main

  • D méridien du gros intestin
  • E méridien du « chauffage triple
  • F méridien de l’intestin grêle

Méridiens yin du pied

  • G méridien de la rate
  • H méridien du foie
  • I méridien du rein

Méridiens yang du pied

  • J méridien de l’estomac
  • K méridien de la vésicule biliaire
  • L méridien de la vessie

Lignes centrales

  • Vaisseau directeur
  • N « vaisseau de conception »

A l’heure actuelle, la recherche de ces pouls est loin de faire l’unanimité chez les acupuncteurs occidentaux. Il faut une longue expérience pour les prendre et les étudier. Cette recherche se fait généralement sur les avant-bras et les poignets, par pression plus ou moins légère selon le type de pouls à prendre. La tradition veut que cette méthode d’étude date de Confucius : à l’époque, il était indécent de se déshabiller devant un médecin… Dans certains pays arabes, cette prise de pouls est toujours pratiquée pour des raisons identiques.

Un des avantages du diagnostic d’après la consultation du pouls chinois, qui est alors estimé normal, faible, fort, « comme un fil », « pâteux », etc., est la détection précoce de déséquilibres qui n’ont pas encore été ressentis.

Le médecin peut alors intervenir avant même l’apparition des symptômes. Évidemment, un praticien sans scrupules pourrait en profiter pour procéder au traitement long et coûteux d’une maladie sans fondement réel.

Source : acoeuretacris.centerblog.net